La Ferrari 400 est une 2+2 dotée d'un V12 allant de 310 à 340 ch. à l'avant. Elle est la Ferrari à avoir eu la plus longue carrière dans ses multiples déclinaisons : 365 GT4, 400 puis 412 (soit 17 ans de production). La version Automatic était dotée d'une boîte automatique General Motors 3 vitesses. Enzo Ferrari, le créateur de la marque, en utilisait une pour ses déplacements personnels.
En 1960, Ferrari lance sa première 2+2 : la 250 GTE dotée d'un V12 de 3 litres, remplacée en 1963 par la 330 GT et son V12 de 4 litres. En 1968 apparaît la 365 GT 2+2. Son V12 de 4390 cm3 à 3 carburateurs (comme les 2 précédentes) dont les 4 ACT tempère les excitants hurlements développe la bagatelle de 320 ch. Il servira de base à la première voiture de notre lignée : la 365 GT/4 2+2 qui naît en 1972. Son style rompt nettement avec ses devancières : loins des galbes et rondeurs sensuelles des années 60, elle se rallie aux lignes tendues en vogue dans les années 70. Elle gagne 3 carburateurs supplémentaires pour développer 340 ch. Ferrari en produira 525.
En 1976, Ferrari décide d'implanter un nouveau moteur dans sa 2+2. Ce sera un V12 de 4823 cm3, toujours à 4 ACT et 6 carburateurs Weber, de 340 ch. Esthétiquement la 400 GT remplace les 3 petits feux ronds de chaque côté de la poupe de sa devancière par 2 gros, bien dans la tradition Ferrari. Mais le plus important est l'apparition pour la première fois dans l'histoire de la marque d'une voiture vendue de série avec une boîte automatique d'origine GM à 3 rapports. La version manuelle 5 vitesses était en effet une option. La mauvaise réputation de la boîte auto tient surtout à son inadaptation aux régimes élevés du V12 Ferrari, mais elle s'avère en réalité très plaisante et pas du tout anti-sportive. 502 exemplaires sortiront des usines Ferrari.
En 1980, normes de pollution oblige, la 400 troque ses carburateurs contre une injection K-Jetronic. Elle perdra 30 ch. dans la conversion. Mais on regrettera surtout que Ferrari se soit une fois de plus tenté à suivre la mode en mettant du plastique pour les rétros, le spoiler avant, etc. (voir la photo). C'est la version la plus produite avec 1306 exemplaires.
Pour pallier la perte de puissance dû au passage à l'injection, Ferrari choisit en 1985 une légère augmentation de cylindrée pour culminer à 4942 cm3 et reprendre les 30 ch perdus. Les performances sont en légère hausse. En 1989 et après 2872 exemplaires vendus (dont 539 "412"), Ferrari arrête la production et clot le livre de la saga 2+2 V12 jusqu'en 1994 et l'apparition de la 456 GT, 1998 et celle de la M 456 GT, puis 2004 et celle de la 612 Scaglietti.